SAFIRE

Les Écrans de la SAFIRE 23 février 2015

Poster un commentaire

Pour cette première soirée, la Safire invite trois jeunes réalisatrices dont les productions abordent la question de la transmission par l’oralité, de l’Afrique et, indirectement, du rapport Nord/Sud. Elles ont en commun d’avoir réalisé leur premier film en auto-production avant de faire l’expérience du travail avec un producteur. Cette soirée sera l’occasion de croiser leurs regards sur leurs réalisations respectives.

lundi 23 février à 20 h
à la Maison de l’image

En présence des réalisatrices

SOUS L’ARBRE À PALABRES
Claire Savary
2014, 54’, Hippocampe productions

À Guimbererou, au Bénin, le temps est marqué par la course du soleil et la tradition semble immuable. Pourtant, depuis l’arrivée des blancs, la vie a profondément changé. Entre les vieillards et les jeunes pris dans le tourbillon de la mondialisation, un fossé s’est insidieusement creusé. Comment se parler et se comprendre ? Comment transmettre l’histoire du village avant qu’elle ne disparaisse ? Inoussa entreprend de questionner ces vieux, à l’ombre des grands manguiers. Peu à peu, la parole se libère et l’histoire se dévoile.

Après des études en anthropologie visuelle et cinéma documentaire à Paris X-Nanterre, Claire Savary décide de faire ses armes de réalisatrice en partant seule au Bénin avec une petite unité de tournage dans son sac. Elle réalise en 2007 son premier essai documentaire Projections nomades sur l’association CNA (Cinéma Numérique Ambulant). Elle se lance ensuite dans un projet autour de la question de la transmission et retourne en immersion pendant un an dans le village de Guimbererou pour mieux connaître la langue et la culture bariba. Son premier film documentaire, Sous l’arbre à palabres voit finalement le jour en 2014.

ENFANCES DE L’ART, AU FIL DU FASO
Charlotte Béfort, Estelle Duriez
2012, 32’, Cerigo Films

Au fil de la tournée d’un spectacle de marionnettes dans les écoles de la région de Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, nous découvrons comment les enfants interprètent leur existence à travers l’imaginaire du spectacle. Un voyage où chaque spectateur nous livre un bout de son univers, un fragment de sa vie. Naissent alors des histoires, des dessins, des poésies, une immersion au cœur de l’univers de l’enfance au Burkina où les spectateurs d’une pièce deviennent les acteurs d’un film.

Diplômée de l’école Supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, en design et scénographie, Estelle Duriez développe différentes pratiques telles que la vidéo, l’installation, la scénographie et le documentaire. Après avoir travaillé au sein de l’association Vidéo Les Beaux Jours, Charlotte Béfort est, aujourd’hui, intervenante-réalisatrice au sein de l’association Répliques. Toutes deux ont développé un projet éducatif prolongeant leur film Enfances de l’art, au fil du Faso et proposant des échanges de lettres vidéo entre des classes en France et au Burkina Faso.

/// Maison de l’image – 31 rue Kageneck à Strasbourg
/// Entrée libre

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s